Formations prioritaires pour les privés d’emploi

Un effort assumé

Le Gouvernement annonce le lancement d’un plan de formations prioritaires pour 30 000 privés d’emploi d’ici la fin de l’année qui serait financé conjointement à des niveaux équivalents par l’Etat, le Fonds social européen (FSE) les régions et les fonds mutualisés des entreprises gérés paritairement.

La CGT s’est, à plusieurs reprises, démarquée nettement des prises de position visant à réduire la formation professionnelle à un traitement du chômage de masse. Former les salariés privés d’emploi, qui en ont besoin, est nécessaire mais ne doit pas se faire au détriment de ceux qui sont en emploi.

Pour autant face à la montée rapide du chômage, un effort exceptionnel de solidarité est nécessaire. La CGT l’assume totalement mais elle y met des conditions.

L’effort nécessaire ne doit pas conduire à aggraver la situation financière du FPSPP (fond de sécurisation des parcours professionnels) dont le déficit de couverture de ses engagements approche le milliard d’euros. La CGT est, à cet égard, très réservée sur la présentation qui a été faite dans la presse des engagements financiers.

Beaucoup de privés d’emploi bien que qualifiés ne trouvent pas d’emploi. Les formations financées doivent leur permettre d’accéder à des emplois identifiés pour lesquels une formation complémentaire, de courte ou de moyenne durée, est nécessaire. L’objectif doit être un retour rapide à l’emploi. Cela exige que ces emplois soient réellement disponibles et que les formations appropriées soient décidées et engagées rapidement.

Pour s’assurer de cela les besoins identifiés par les branches professionnelles doivent être vérifiés et précisés au niveau territorial par une implication forte de l’Etat, des régions et du SPE (service public de l’emploi).

Ce n’est qu’à ces conditions que la CGT a décidé de s’engager dans ce programme. Elle s’impliquera pleinement dans les actions qui vont être mises en œuvre dans les semaines et les mois qui viennent ainsi que dans leur suivi et leur évaluation.

Montreuil, le 11 juillet 2013