Filière Vieux papier/Carton : Point au 27.01.2013

Urgent : des circuits courts pour sauver nos papeteries ! 

Filière Vieux papier/Carton : le collectif « Politique industrielle » du Comité régional Poitou-Charentes, l’UD 16 et le Comité régional Limousin se retroussent les manches !

Lors de leur dernière réunion (le 23.01.13), les syndicats des papeteries Smurfit Kappa PRF de Saillat (Haute-Vienne), de St Michel (Charente), l’UD-Cgt de la Charente et le Comité régional ont croisé les résultats d’une étude réalisée par un cabinet d’expertise (Adelphe) en 2011 et leurs connaissances sur l’évolution de la filière depuis 2 ans. Cela leur a permis d’analyser la situation, ses conséquences, les enjeux et en réponse, de faire des propositions Cgt.

La situation 

  • Les déchets issus des collectes collectives sont désormais passés au rang de matière première.
  • La mainmise des grands groupes (Véolia, SITA, Paprec) sur la récupération des vieux papiers et l’externalisation de la production en Chine, ne permet plus aux papeteries de notre inter-région produisant du papier recyclé pour carton ondulé de s’approvisionner en matière 1ère au plan local, départemental ou régional.
  • Cette situation est nationale. Alors que la France génère plus de 7 millions de tonnes de vieux papiers, son industrie papetière n’en consomme que 5 Millions. Il ne devrait donc y avoir aucun problème d’approvisionnement pour les papeteries françaises.
  • La plupart des collectivités locales traitent aujourd’hui avec ces grands groupes, au détriment des papeteries des territoires régionaux. Exemple : la papeterie de Saint Michel ne reçoit plus aucun volume de la Communauté d’agglomération du Grand Angoulême.

Or les grands groupes leur achètent la matière 1ère 104 € 70 la tonne alors que les papetiers leur achètent 106 € 50. Soit des collectivités se font berner, soit d’autres décident sciemment de favoriser les grands groupes…

Les conséquences et les enjeux 

  • Globalement, la papeterie française est en difficulté et est  menacée de pénurie de matière 1ère. D’ores et déjà, certaines usines appliquent des mesures de chômage partiel et des unités sont menacées de fermeture. Exemple de la fermeture de la Papeterie de Veuze (16).
  • La mise en place de contrats en circuits courts entre les collectivités territoriales et les papeteries de nos régions est indispensable à la sauvegarde et au développement de la filière. C’est la réponse qui permet de conjuguer le développement économique, social dans le respect de l’environnement.

Les propositions et axes de travail de la Cgt

  • Si des contrats sont passés avec des grands groupes, il faut prévoir une clause les engageant à valoriser la matière 1ère au niveau régional.
  • Il faut mettre en place une clause de traçabilité pour connaître la destination des matières 1ère et suspendre les subventions si les règles ne sont pas respectées. De tels engagements des collectivités démontreraient leur volonté de maintenir les industries au plan local et de préserver et développer l’emploi industriel sur leur territoire.
  • Dans nos 2 régions, les Comités régionaux Cgt, l’UD 16 et les syndicats vont poursuivre leurs contacts, en engager d’autres tant au plan départemental, avec les CDA, qu’au plan régional avec chaque Conseil régional, pour échanger sur la situation et faire entendre nos propositions.

En Poitou-Charentes

14.01.13 : le collectif « Politique industrielle » du Comité régional a développé le projet dans le cadre de sa rencontre avec le pôle Eco-industrie régional : nos propositions ont reçu un écho très favorable.