Filière « Déconstruction et recyclage des navires en fin de vie »

Mise en place de la filière Déconstruction/recyclage des navires en fin de vie : les travaux avancent, mais…       

Le 13 Novembre 2012, le collectif national Cgt s’est à nouveau réuni pour faire le point sur le travail que nous avons engagé depuis 2007, pour donner naissance à une véritable filière de déconstruction et de recyclage des navires en fin de vie.

Marc Autrusseau, mandaté par le Comité régional Cgt Poitou-Charentes, a de nouveau participé à ces travaux.

1er constat 

De nombreuses démarches ont été engagées, des réunions se sont tenues au niveau des territoires locaux, régionaux, français et européens.

La frilosité dont fait preuve l’Etat pour contribuer à concrétiser ce projet a des conséquences négatives dans un certain nombre de régions – dont le Poitou-Charentes.

A contrario, dans les régions et les villes où les collectivités territoriales s’engagent, un certain nombre d’avancées se concrétisent.

2ème constat

Chacun travaillant dans son coin et pour son seul intérêt, on assiste à la mise en concurrence entre régions. C’est loin d’être à la hauteur des enjeux de la construction d’une véritable filière qui puisse pérenniser et développer cette activité industrielle.

Ce que propose la Cgt 

Pour notre confédération, ce sont des raisons d’intérêts publics qui doivent présider àla commande. Pour cela il faut un dispositif politique clairement affiché, à dimension européenne, dans lequel la France serait moteur.

La Cgt fait plusieurs propositions pour que cela devienne réalité :

  1. Il faut mettre en place un observatoire : pour cela le gouvernement actuel ne peut pas rester à la traîne sur ce dossier, comme l’a fait le précédent
  2. Sur le démantèlement des navires de guerre, DCNS doit se positionner sur les appels d’offres alors que ce sont des entreprises privées comme Bouygues qui le font. L’Etat doit donc répondre à nos interpellations sur ce sujet
  3. Si l’Etat veut être cohérent, il doit investir l’excellence environnementale, sociale et industrielle, contrairement à ce qui se fait notamment en Asie. La question des coûts doit être posée de façon globale, sous l’angle du coût social final (santé…)
  4. Il faut prendre en compte les questions de formation professionnelle en parallèle des nouveaux métiers indispensables à la création de cette filière.

Notre démarche syndicale

En interne à la CGT, nous devons creuser les questions de gouvernance et de financement de la filière.

Nous devons également travailler interprofessionnellement et associer les territoires concernés à la réflexion et aux initiatives.

En Poitou-Charentes et plus particulièrement en Charente-Maritime, nous avons à faire prendre en compte les enjeux économiques et sociaux de la mise en place de cette filière. Malgré nos efforts, il nous reste encore beaucoup à faire pour que les acteurs majeurs dans ce dossier se mettent véritablement à l’ouvrage.