Revalorisation du SMIC

Pas de cadeau pour les salariés les plus modestes !

Sans même attendre de recueillir l’avis obligatoire des organisations syndicales, le gouvernement vient de décider d’augmenter du strict minimum le Smic au 1er janvier 2018, soit 1,24% ou concrètement quelques 50 centimes par jour.

Bel acte de mépris à la fois pour près de deux millions de salariés et pour les organisations syndicales qui – pour la première fois – sont mises devant le fait accompli. À quoi bon réunir, mercredi 19 décembre, la commission nationale de la négociation collective, si la discussion est close avant de s’exprimer ?

Pour la sixième année consécutive, le gouvernement refuse tout coup de pouce au Smic alors que les marges des entreprises atteignent des sommets et que 2017 battra le record de dividendes servis aux actionnaires. À ce rythme, 1498,50 euros mensuels brut pour un temps plein, le Smic sera bientôt à un niveau identique au seuil de pauvreté.

La CGT rappelle que le Smic n’est pas un minimum de subsistance mais le premier niveau de rémunération d’un salarié sans qualification, pour un emploi en début de carrière. Il est le seuil de référence à partir duquel sont construites les échelles de salaire. Limiter sa réévaluation, c’est tirer toutes les grilles de salaires vers le bas !

Augmenter le Smic est indispensable. C’est bon pour faire repartir la croissance économique et les embauches. Cela réduirait les inégalités professionnelles Femme/Homme plus efficacement que les belles paroles présidentielles sur l’égalité. Rappelons que 62% des personnes payées au Smic sont des femmes.

La CGT revendique, dès à présent, un Smic à 1800 euros brut. Elle met en garde contre toute velléité de désindexation et de changement de formule de calcul en ne retenant, de façon minorée, que le seul indice des prix à la consommation des ménages modestes. Si cette règle avait été appliquée en 2008, le Smic serait aujourd’hui inférieur de 100 euros à son montant.

De nombreuses luttes se font jour dans les entreprises et les professions autour des questions salariales. La CGT invite les salariés à agir pour obtenir l’ouverture de négociations afin de revaloriser le travail, partager les gains de productivité et les richesses.

Montreuil, le 18 décembre 2017

Réforme du Code du travail

Où est l’intérêt des salariés dans ces annonces ?

Le gouvernement a dévoilé ce mardi son programme de réformes à court et moyen terme concernant principalement le droit du travail, les moyens d’intervention des salariés, la formation professionnelle, l’apprentissage, l’assurance chômage et la retraite.

La Cgt a pris connaissance en même temps que la presse du contenu précis de ces propositions, ce qui nous laisse interrogatif sur la méthode de concertation envisagée.

Faisant référence à la mondialisation et à une mutation de l’économie, le 1er Ministre a justifié ce besoin urgent de réforme, laissant à penser que les principales causes du chômage de masse résideraient dans la rémunération du travail, et les garanties collectives des salariés.

Sans surprise, le gouvernement propose des recettes déjà utilisées depuis plusieurs décennies qui n’ont jamais produit d’effets si ce n’est détruire, les droits, les protections des salariés sans aucune répercussion positive sur le niveau de l’emploi bien au contraire. L’idée selon laquelle l’accroissement de la flexibilité, l’augmentation du pouvoir des employeurs est source d’une meilleure compétitivité et de création d’emplois, est très ancienne. Elle est aujourd’hui officiellement remise en cause : des études notamment de l’OCDE confirment qu’il n’y a pas de relation entre le taux de chômage et le taux de protection de salariés. A l’inverse, cela a eu un effet immédiat sur le niveau de rémunération du Capital.

L’option est donc de sécuriser les employeurs et de précariser les travailleurs.

Alors que le travail génère beaucoup de souffrance, et les emplois durement attaqués sous pression d’une économie de plus en plus financiarisée. Le cadre de cette réforme risque de peser une nouvelle fois sur les conditions de vie et de travail des salariés. L’idée de décliner un code du travail entreprise par entreprise, affaiblir les branches ou barêmiser les indemnités prud’homales induira du dumping social, alourdira le lien de subordination à l’entreprise déjà bien à l’avantage des employeurs.

Un code du travail et des garanties collectives d’avenir devraient apporter de nouveaux droits, changer notre mode de développement, mieux répartir les richesses produites. Le gouvernement semble décider l’inverse, il a choisi son camp. Nous partageons ni son diagnostic, et encore moins ses orientations et ses objectifs. Il semble attendre le résultat des élections législatives pour affirmer d’une manière définitives ses intentions, tout en confirmant l’utilisation d’ordonnances dès cet été pour accélérer un processus qui n’a pas lieu d’être.

La Cgt a porté de nombreuses propositions depuis l’an dernier pour améliorer la situation économique et sociale du pays, elle continuera de s’inscrire dans un processus résolument offensif et progressiste. Elle appelle l’ensemble des salariés à se mobiliser pour peser dans les jours et les semaines à venir à partir de leurs revendications qui sont à l’opposé des intentions gouvernementales.

Montreuil, le 06 juin 2017

Elections TPE

Vous êtes moins de 11 dans votre entreprise ? Gagné, vous faites bien partie d’une très petite entreprise.

Du 28 novembre au 12 décembre prochain, 420 000 salarié(e)s dans 150 000 très petites entreprises de la région Nouvelle Aquitaine (Aquitaine – Limousin – Poitou-Charentes) sont appelé(e)s à voter. C’est la deuxième fois seulement que les salariés des TPE participent à un scrutin professionnel (calendrier des élections ici).

Les enjeux

Vous allez voter pour trois choses :

    1. Élire vos représentants CGT dans les commissions paritaires régionales (CPRI),
    2. Désigner les juges prud’homaux du collège salarié,
    3. Désigner les organisations syndicales qui vont vous représenter pour négocier vos droits et conventions collectives (c’est ce qu’on appelle la représentativité syndicale).

Vos droits : cliquez ici

Pour voter lors de ce scrutin, il faut :

  • Au mois de décembre 2015, être salarié(e) d’une entreprise de moins de 11 personnes ou employé(e) à domicile,
  • Avoir 16 ans révolus,
  • Être bien inscrit(e) sur les listes électorales du scrutin. Elles sont constituées spécifiquement pour ce scrutin et n’ont aucun lien avec celles destinées aux élections politiques.

Et cela quelle que soit votre nationalité.

Pour en savoir plus sur les modalités du scrutin, cliquez ici

La CGT, le vote efficace.

Arrivée très largement en tête aux dernières élections, la CGT a travaillé depuis quatre ans sur toutes les problématiques des salariés des TPE. En savoir plus…

Les candidats des listes CGT sont, comme vous, salariés d’une TPE. Découvrez ici ceux qui vous représenteront pour la région Nouvelle Aquitaine.

Vous allez voter sur sigle pour désigner vos représentants, qui connaissent bien les différents problèmes que peuvent rencontrer les salariés dans les TPE.

Ce sont des situations bien différentes des lieux d’activité où il existe des représentants, des délégués du personnel et des comités d’entreprise.

Lorsqu’on est seul face à un employeur, défendre ses droits est alors plus difficile.

Même dans une petite entreprise où les choses se passent bien, il est important de savoir que l’on ne peut pas exiger n’importe quoi de vous pour « rendre service ».

Voter pour la CGT, c’est donner de la force à nos métiers pour nos droits.

Pour plus d’informations, visitez le site CGT TPE dédié.