Initiatives 1er mai 2017

En Charente :
Angoulême
– à 10h30, Rassemblement Place de la Bussate
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En Charente-Maritime, 5 rassemblements sont prévus :
La Rochelle
– à 9h30, Intervention devant la stèle à la Maison des syndicats
– à 10h30, Rassemblement Place de Verdun
Royan
– à 10h00, Rassemblement Place Charles de Gaulle
– à 11h00, Manifestation
Jonzac
– à 10h30, Rassemblement au Jardin public
Rochefort
– à 10h30, Rassemblement à l’Union locale CGT
Saintes
– à 11h00, devant le Palais de Justice
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En Deux-Sèvres :
Niort
– Informations diffusées jeudi matin

Dans la Vienne, 5 rassemblements sont prévus :
Poitiers
– à 10h30, Rassemblement à la Place d’Armes
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Châtellerault
– à 10h30, Rassemblement à l’Union locale CGT
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Civray
– à 10h30, Rassemblement Place de la Gare à Ruffec (16)
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Chauvigny
– à 11h00, Rassemblement Salle des Halles à l’Hôtel de Ville
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Montmorillon
– à 12h00, Rassemblement Place du Maréchal Leclerc
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Le Paritarisme pour le paritarisme, non merci

Le sauvetage du paritarisme ne peut être le prétexte pour la CGT à la signature d’un texte contre les femmes, les travailleurs précaires et les seniors. Il n’est pas possible d’accepter un recul aussi important au seul bénéfice du patronat. La négociation est un droit des salariés comme des privés d’emploi qui doit leur être favorable.

Seuil d’ouverture de droit : avec la modification du mode de calcul de l’allocation en activité réduite c’est 470 millions d’euros d’économies annuelles qui vont être faites sur le dos des travailleurs précaires, allant jusqu’à des baisses de 200 euros par mois dans certains cas pour des salariés en CDD, en intérim ou à temps partiel, au Smic. 54 000 travailleurs précaires vont voir leurs droits baisser de plus de 10 %.

Seniors : 400 millions d’euros sont économisés sur les seniors : la borne d’âge de 50 ans à partir de laquelle les droits sont prolongés de 24 à 36 mois actuellement va être repoussée avec deux paliers. De 50 à 52 ans, 40 000 chômeurs perdent 12 mois, de 52 à 55 ans 40 000 autres perdent 6 mois. En « compensation », un hypothétique abondement du droit à la formation de 500 heures doit être mis en place… plus tard, par un accord sur la formation.

Dans les deux cas, les femmes seront plus touchées que les hommes, d’une part parce qu’elles sont plus concernées par les temps partiels et, d’autre part, parce qu’elles ont plus de mal après 50 ans à retrouver du travail. Dans le même temps, le Medef a refusé d’augmenter les cotisations sur les 133 000 plus hauts salaires (supérieurs à 13 076 euros), lesquels sont à 85 % versés aux hommes, cadres dirigeants de grosses entreprises …

Duperie sur les contrats courts et des négociations de branche à prévoir : à propos des contrats courts, l’accord prévoit des négociations dans les branches les plus utilisatrices de contrats courts ou CDD d’usage, pour l’instauration d’une sur-cotisation. Cette hypothétique négociation pourrait concerner plus particulièrement les hôtels-cafés-restaurants, le médico-social, les enquêtes d’opinion, l’intérim. Le patronat de ces secteurs n’entend pas pour autant céder à ce qu’il considère être un compromis inacceptable de l’accord au sein du Medef…

Modifications du différé 2014 :
un différé, c’est-à-dire un délai de 180 jours maximum, a été instauré en 2014 qui retarde le versement des allocations lorsque le salarié a perçu une indemnité supérieure au minimum légal. Facture totale supportée par les seuls privé-e-s d’emploi : environ 900 millions d’euros, pour zéro obligation des employeurs.

La CGT a porté de nombreuses propositions de nouvelles recettes que le patronat a refusé d’envisager par dogmatisme : égalité des salaires femmes/hommes, taxation des ruptures conventionnelles, déplafonnement des cotisations sur les hauts salaires, cotisations patronales sur les contrats courts, révision des exemptions d’assiettes, par exemple, sur les primes d’intéressement ou les stocks options.
Le chantage du Medef, soutenu par certains candidats à la présidentielle, se traduit par un sacrifice des droits des privés d’emploi.

La CGT va poursuivre son action pour une véritable politique du travail et de l’emploi autour de plusieurs axes :

– la transformation du travail ;

– la réduction du temps de travail pour travailler moins, mieux et tous ;

– le développement de l’industrie et des services publics.

Montreuil, le 5 avril 2017

Elections présidentielles

Déclaration de la CGT

La CGT vote pour le progrès social.

A l’approche des élections présidentielles, la CGT souhaite continuer de porter des exigences économiques, sociales et environnementales durant cette campagne. C’est plus que jamais l’enjeu de la période et l’exigence des salariés, des retraités, des privés d’emploi et de la jeunesse. Cette campagne électorale s’éloigne trop régulièrement de ces attentes et des vrais problèmes, minée par des affaires ou des débats bien loin du quotidien et de la réalité du monde du travail.

Nous nous félicitons que les luttes de centaines de milliers de salariés, permettent qu’aujourd’hui, les questions du travail, de la précarité, de la protection sociale, de l’égalité femmes-hommes, des salaires, de l’industrie, des services publics, et de paix trouvent une place dans le débat public. Elles doivent s’imposer dans cette campagne politique.

Depuis plusieurs mois, la CGT porte des propositions alternatives économiques et sociales en adéquation avec les exigences, les possibilités de notre époque et les aspirations des travailleurs, retraités, privés d’emplois.

Elle porte au cœur de sa démarche, la question du travail. Derrière ce mot, nous parlons de son organisation, du paiement des qualifications et de l’expérience, de la formation initiale et continue, des souffrances qu’il peut générer sur la santé.

Il est insupportable que certains perdent leur vie au travail, pendant que d’autres la perdent parce qu’ils n’en n’ont pas.

C’est pourquoi, nous revendiquons notamment une augmentation des salaires et des pensions avec, comme référence, le SMIC à 1800 euros, une réduction du temps de travail avec, comme référence, une durée de 32 heures hebdomadaire, un nouveau statut du travail et une sécurité sociale professionnelle, une protection sociale de haut niveau, des moyens supplémentaires pour les services publics, comme par exemple la santé, la culture et l’éducation, et la construction d’une véritable Europe sociale.

Nous nous félicitons que, pour une part, ces propositions soient reprises par certains candidats.

Dans un pays où les 40 plus grandes entreprises viennent de dégager 75 milliards d’euros de bénéfices et de verser à leurs actionnaires près de 500 milliards en 10 ans, les moyens existent.

Nous alertons le monde du travail contre ceux, à l’extrême droite, dont le FN est l’un des porte-drapeaux, qui prônent la division des travailleurs du fait de leur origine, leur statut ou leur situation sociale. Diviser pour mieux régner, c’est un vieux dicton toujours d’actualité aux yeux de certains. C’est aussi une façon de ménager et de servir les véritables responsables de la crise qui continuent de s’enrichir de façon insolente. Alors qu’au contraire les salariés ont besoin d’être unis.

Ceux qui veulent faire porter au syndicalisme la responsabilité des problèmes de notre pays, jouent à un jeu dangereux. Restreindre le rôle et la place du syndicalisme en imposant de nouvelles règles de démocratie sociale, en favorisant la création de pseudo syndicats ou d’associations pour accompagner les décisions patronales ou gouvernementales, ce n’est pas un signe de modernité et cela dessert l’intérêt des salariés.

Il faut d’abord renforcer le rôle et la place des syndicats en faisant respecter une liberté essentielle, le droit de se syndiquer, de militer et de revendiquer sans peur des représailles.

La liberté syndicale fait partie des droits fondamentaux.

Voter est un droit dont beaucoup de citoyens dans le monde, sont privés. C’est la marque de la démocratie, les travailleurs doivent s’en saisir. Les exigences et les choix du peuple doivent être respectés avant, pendant et après les élections. Les salariés doivent être entendus lorsqu’ils se mobilisent, lorsqu’ils revendiquent et qu’ils proposent des alternatives.

Nous refusons d’avoir le choix entre le pire et le moins pire. Nous voulons le meilleur.