Les salariés des TPE confirment la CGT comme première organisation, à dix points devant la deuxième !

Les résultats des élections de représentativité dans les Très Petites Entreprises confirment la Cgt comme première organisation syndicale au plan national.

Les salariés qui se sont exprimés ont choisi de légitimer le syndicalisme Cgt, qui propose, conteste, revendique, lutte et négocie !! La Cgt sort confortée de cette élection et remercie les électeurs.

Cette satisfaction des résultats ne peut gommer l’amateurisme dont ont fait preuve le gouvernement et les services du Ministère du Travail tout au long du processus électoral.

Ils portent notamment la responsabilité du faible taux de participation des salariés à l’élection.

Alors que 4,6 millions de salariés étaient concernés par l’élection, aucune communication digne de ce nom dans les médias n’aura été organisée afin d’informer, sensibiliser et favoriser leur expression.

La CGT dénonce le gouvernement et ses services qui auront jalonné d’embuches l’élection des salariés des TPE comme par exemple le report des élections pendant les fêtes de fin d’année.

Le choix de permettre la participation de listes syndicales pourtant dans l’incapacité de représenter les salariés dans les commissions paritaires qui vont se mettre en place démontre que loin de l’affichage, la prise en compte de l’expression des salariés des TPE sur leurs besoins, leurs revendications n’intéresse que peu le gouvernement !

Les salariés ont amené la meilleure des réponses, celle de placer en tête et loin devant la CGT avec un résultat de 25,12% devant la CFDT à 15.44%.

Ces résultats confèrent de grandes responsabilités à la Cgt, qui, forte de ce résultat, réaffirme son engagement auprès des salariés des TPE pour, avec eux, exiger des avancées réelles en matière sociale.

La Cgt mesure les efforts de déploiement à réaliser pour mieux représenter les salariés des TPE, leurs donner plus de place encore dans le syndicalisme Cgt, le syndicalisme de tous les salariés.

Montreuil le 3 février 2017

Réaction de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, aux résultats des élections TPE qui placent la CGT en première position.

Les chiffres du chômage – Décembre 2016

Une baisse du chômage incertaine… Une hausse évidente de la précarité

La fragile « baisse du chômage » enregistrée sur la catégorie A (chômage total) est certes une moins mauvaise nouvelle que les précédentes hausses depuis 2012, sous Hollande, ou depuis 2008, sous Sarkozy : elle est cependant très en demi-teinte avec + 0.8% sur un mois, – 0.5% sur trois mois et -3% sur un an.

Il est bien difficile de mesurer la réalité de la baisse au regard du nombre de radiations enregistrées cette année.

Pourtant, dans tous les cas, la progression de 5.5% sur un an des catégories B et C (personnes ayant travaillé plus ou moins de 78 heures) traduit une utilisation accrue des contrats courts et donc de la précarité de l’emploi. Une situation que la CGT ne cesse de dénoncer, en phase avec la revendication exprimée lors des manifestations contre la loi Travail, pour le droit à l’emploi stable !

De même, si on note une légère embellie concernant le chômage des jeunes (-3.2 % sur 3 mois, – 6.2 % sur un an, – 5% depuis 2012), la situation des plus de 50 ans n’a cessé de se dégrader (+ 2.2% sur 3 mois, + 4.9 % sur un an, soit +40% depuis 2012), de même que le chômage de longue durée s’allonge encore et en continu depuis 2009.

Le bond de 24.6 % enregistré dans la catégorie D (personnes en formation) en un an est, bien entendu, le résultat du plan 500 000 formations. Si, comme le montre la dernière étude menée par Pôle Emploi, seulement 17 % des bénéficiaires des formations prescrites par Pôle Emploi obtiennent un emploi de plus de 6 mois, 85 000 personnes quitteront peut-être « durablement » les chiffres du chômage. Par contre, ce sont 415 000 qui reviendront à la case départ. Le besoin de formation est grand. Encore faut-il un plan dans la durée et pas de circonstance électorale, avec des formations contrôlées, réellement qualifiantes et qui débouchent sur de l’emploi.

À cela s’ajoute la baisse importante du montant brut de l’allocation chômage qui dure depuis le 4ème trimestre 2014, pour s’établir à 1 159 euros de moyenne, selon les dernières publications de Pôle emploi.

La CGT revendique une stratégie pour l’emploi durable : elle propose un plan pour l’industrie et les services publics, une réduction du temps de travail à 32 heures et la fin des aides aux entreprises sans aucun contrôle, ni évaluation.

Montreuil, le 24 janvier 2017

Assises de l’Industrie – 22 février 2017

L’état de l’industrie en France est sans appel. L’industrie française est en déclin depuis plusieurs années, dépassant à peine 10 % du PIB en 2016, contre 16 % en moyenne dans la zone euro.

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Les propositions et revendications de la CGT concernant l’industrie

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Pourquoi et comment relancer une industrie en France ?

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Un contexte industriel national inquiétant

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La CGT en route pour une industrie française redynamisée

On ne compte plus le nombre d’usines qui ferment. La part de l’industrie en France est de 10% du PIB alors qu’elle est de 16% en moyenne en Europe. On vient d’ailleurs de passer la barre des 3 millions d’emplois dans le secteur industriel. Pour la CGT, la désindustrialisation n’est en rien inéluctable. Marie-Claire Cailletaud, pilote du collectif Industrie à la CGT nous explique comment il est possible de redynamiser l’industrie en France.

« Il faudrait nationaliser les grands secteurs de la chimie »

L’état des lieux des industries chimiques en France est plus qu’inquiétant. Dans la branche Pétrole, ces cinq dernières années, 4 raffineries ont fermé, Sanofi a supprimé des milliers d’emplois alors que les actionnaires se portent très bien. Emmanuel Lépine, secrétaire fédéral de la Fédération Chimie de la CGT, (FNIC), nous fait des part des propositions de la CGT en faveur de la réindustrialisation.

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