120 ans de la CGT dans la Vienne : « la CGT doit perdurer, se renouveler et se développer »

Du 7 au 17 septembre, à l’occasion des 120 ans de la CGT, l’Union Départementale CGT de la Vienne a proposé au grand public diverses animations. Parmi elles, un débat sur « L’évolution et la place des femmes dans la CGT » durant lequel Maryse Dumas, représentante confédérale est intervenue, aux côtés de Catherine Giraud, Secrétaire de l’Union départementale CGT de la Vienne et d’Yves Jean, Président de l’Université de Poitiers.

Mardi 15 septembre a été présentée au public l'exposition des 120 ans de la CGT dans la Vienne en présence de Catherine Giraud, Secrétaire générale de l'UD de la Vienne, Maryse Dumas représentante confédérale et Jean-François Macaire, Président du Conseil régional Poitou-Charentes. Le Comité régional CGT était également représenté, notamment par la présence de son Secrétaire régional Jean-Michel Dupire.

Mardi 15 septembre a été présentée au public l’exposition des 120 ans de la CGT dans la Vienne en présence de Catherine Giraud, Secrétaire générale de l’UD de la Vienne, Maryse Dumas représentante confédérale et Jean-François Macaire, Président du Conseil régional Poitou-Charentes. Le Comité régional CGT était également représenté, notamment par la présence de son Secrétaire régional Jean-Michel Dupire.

C.R. : Bonjour Catherine. Pour ces 120 ans, l’Union départementale CGT de la Vienne a proposé de nombreuses animations. La CGT est très active autour de cet anniversaire. Tu as expliqué dans ton discours que la CGT doit perdurer, se renouveler et se développer.

C.G. : Effectivement, aujourd’hui, plus que jamais au vu de la casse sociale et de la dégradation des conditions de travail, la CGT doit montrer combien elle est moderne, ouverte, conquérante, combative et dérangeante. La CGT est prête à relever les nouveaux enjeux imposés par le poids grandissant du capitalisme financier. Ces initiatives autour des 120 ans rappellent au public que la CGT est plus que jamais attachée à ses valeurs de tolérance, que c’est une organisation qui reste farouchement opposée à toutes formes de discrimination, au racisme et qui réaffirme qu’elle est une organisation pacifique.

Tout cela à une heure où le libéralisme mondialisé met les peuples en concurrence. Comme le public peut le voir à travers l’exposition CGT à l’hôtel de Ville, notre histoire sociale est jalonnée de conquêtes sociales qui n’auraient jamais vu le jour sans actions organisées par un puissant mouvement syndical. Je rappelle au passage que la réduction du temps de travail fait partie de l’Histoire de la CGT, de l’Histoire sociale de la France.

C.R. : Bonjour Maryse. Lors du débat de ce soir, tu es revenue sur un risque qui plane au-dessus du salariat féminin, celui d’un retournement des droits qu’ont obtenu les femmes au cours de l’histoire. Cela veut-il dire que nous sommes à une époque charnière ?

M.D. : En effet, la CGT estime que nous sommes, du point de vue du salariat qu’il soit féminin ou masculin, à un moment de basculement possible. Si nous ne résolvons pas le problème de bipolarisation des femmes dans le travail salarié, si on ne réussit pas à leur faire avoir des temps plein (une femme sur trois est à temps partiel), de meilleures rémunérations, de correctes évolutions de carrière, alors il y a un risque de retournement de tous les droits qu’elles ont obtenu dans la société. En ce sens, c’est une période de grandes interrogations, qui raisonne forcément de manière particulière étant donné que la CGT fête ses 120 ans cette année, 120 années où elle a contribué à faire émerger le salariat.

Sur 120 ans d’existence, la CGT s’honore d’avoir fait émerger le salariat, de l’avoir fait se constituer en tant que tel, à le doter de garanties collectives, d’une protection sociale, d’un système de retraite…, mais nous sommes clairement à un moment où tout cela peut être remis en cause. D’une part par les politiques libérales mises en oeuvre et d’autre part des évolutions technologiques telles que l’évolution numérique. Nous devons donc repenser ces droits, et il est normal que la question de la féminisation du salariat soit au centre de nos préoccupations. Sujet qui sera notamment au programme du prochain congrès confédéral en avril 2016.

C.R. : Merci à toutes les deux et bonne continuation à vous.

De rien. A bientôt.

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