[Charente-maritime] Indemnisation des ex-salariés des Comptoirs du biscuit : jugement attendu pour le 20 juillet

Vêtus de tee-shirts verts arborant « Les Gardiens de l’espoir »,  surnom choisi lors de l’occupation des locaux de leur entreprise entre 2013 et 2014, ils se montrent confiants. Ce 20 avril, 51 anciens salariés des Comptoirs du biscuit (sur les 72 licenciés au total) étaient présents pour l’audience du Conseil des Prud’hommes, à Saintes. Avec leurs avocats et délégués syndicaux, ils contestent la validité du plan de sauvegarde de l’emploi de leur entreprise charentaise-maritime qui a fait suite à la liquidation judiciaire du 4 juillet 2013. Alors que le Tribunal administratif leur a donné raison une première fois au mois de novembre 2014, les ex salariés attendent désormais de ce passage au Conseil des prud’hommes, des indemnisations financières. « Nous sommes confiants. Nos défenseurs, parmi lesquels le défenseur des droits CGT Michel Breuil ont fait des plaidoiries complémentaires qui ne laissent pas de place au doute » explique René Bersier, délégué CGT du personnel des Comptoirs du Biscuit.

l-usine-est-occupee-depuis-ce-vendredi-matin-10-heures_1276984_480x300En juillet 2013, le tribunal de commerce de Paris avait placé l’entreprise des Comptoirs du biscuit (ex-Brossard) de Saint-Jean-d’Angély en liquidation judiciaire avec arrêt immédiat de l’activité sur le site. Les salariés sous le choc avaient alors bloqué le site durant 12 mois pour tenter de sauvegarder les quelque 72 emplois angériens. Créée en 1931 par Georges Brossard, la biscuiterie, qui a employé jusqu’à 700 salariés dans les années 60, a connu une histoire particulièrement agitée lors des vingt dernières années. De nombreux repreneurs se sont succédé (Pilsbury, Sara Lee, Grand Metropolitan, Gringoire, Saveurs de France) avant que le groupe La Financière Turenne-Lafayette (détenu par Monique Piffault, 176e fortune de France) n’achète l’usine de Saint-Jean-d’Angély.

C’est Monique Piffault, ancienne et dernière PDG du groupe qui cristallise les critiques. « Alors qu’une entreprise était prête à investir 1 million d’euros pour relancer l’activité (le grouve Bouvard), Monique Piffault n’a rien voulu savoir. Malheureusement, ce sont les seuls salariés qui ont pâti et pâtissent encore de cette situation. Aujourd’hui, nous demandons entre 60 000 et 200 000 euros d’indemnisation selon l’ancienneté des anciens salariés, cela nous semble bien légitime. La partie adverse fait tout pour que ça n’aboutisse pas » explique René Bersier.

Si le Conseil des prud’hommes (composé d’un nombre identique de conseillers « employeur » et de conseillers « salariés ») ne parvient pas à trancher d’ici le 20 juillet, ce sera peut-être à un départiteur de prendre la décision. « Face au déroulement de cette audience et à la faiblesse de l’argumentation adverse, nous pensons que le Conseil arrivera à trancher pour le 20 juillet » ajoute le délégué syndical. Les ex-salariés attendent donc désormais la date du délibéré.

Crédit image : SudOuest.fr

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