Grève chez Solvay (La Rochelle) : le bras de fer continue

Le conflit opposant le syndicat CGT et la direction du groupe chimique Solvay (Ex-Rhodia) à La Rochelle est rentré dans sa 4ème semaine. Démarré le 11 décembre, suite à l’échec des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires, le confit s’est durcit lorsque la direction a choisi de suspendre les contrats de travail de 53 des 360 salariés du site. Pour la CGT, l’objectif est ni plus ni moins que de « casser la grève d’une manière brutale » explique Gilles Barrière, délégué syndical CGT du site rochelais. Loin de décourager les grévistes, la situation que vivent 53 d’entre eux provoque un élan de solidarité.

Echec des négociations annuelles obligatoires

Pour comprendre pourquoi la grève a été déclenchée sur 12 des 14 sites industriels du groupe, il faut revenir sur les raisons de l’échec des NAO. Gilles Barrière explique : « Cette année, la direction veut limiter la hausse des rémunérations à 20 euros par mois, contre 35 euros l’an dernier et 45 euros voilà deux ans, alors que dans un même temps l’entreprise gagne de l’argent et que notre PDG s’est augmenté, lui, de 1000 euros par jour. L’entreprise se porte bien et pourtant, plus ça va, plus les augmentations sont faibles, alors que les salariés ont déjà fait beaucoup d’efforts. Ces efforts doivent être pris en compte. »

« suspendre les contrats de travail de 53 salariés après 9 jours de grève, c’est du jamais vu »

Pour la CGT, la direction mise sur une casse du mouvement par des moyens juridiques. « Priver de salaire 53 de nos collègues grévistes, sous prétexte que deux heures de grève par jour ne permet plus à l’entreprise de donner du travail à ses salariés durant les 6 heures restantes, c’est se moquer d’eux » martèle le syndicaliste. Pour la CGT, le message de la direction est clair : en suspendant les contrats de travail de 53 salariés, elle leur empêche d’exercer leur droit de grève. Sans contrat de travail, difficile d’exercer son droit de grève. « C’est une véritable remise en question du droit de grève« , dénonce un élu CGT.

Barbecue revendicatif

A l’appel de la direction, une réunion aura lieu demain matin, ainsi qu’une réunion extraordinaire du CE, vendredi matin. D’ores et déjà, la CGT a décidé de réunir ses forces autour d’un barbecue revendicatif le vendredi midi, devant l’entreprise. Il est organisé avec le soutien de l’Union départementale de Charente-Maritime et de l’Union locale de La Rochelle. Parallèlement, et pour que la solidarité s’exerce de manière efficace, la CGT incite tous ses syndicats à faire des dons par chèque au nom de l’UD CGT de Charente-Maritime. Ils seront transmis au Syndicat CGT de Solvay afin que cette grève affecte le moins possible la vie familiale.

Crédit image : Dominique Jullian – Sud Ouest

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