Lancement de la campagne : « Répartir autrement, c’est capital ! »

La presse, les patrons et le gouvernement assènent à qui veut l’entendre que « rémunérer le travail pénalise la compétitivité des entreprises » et qu’à ce titre, notre modèle social est un véritable handicap dans la guerre économique. Mais en quoi cette accusation serait-elle pertinente ? N’est-ce pas avant tout un moyen de masquer le fait que le modèle économique actuel privilégie la rémunération des actionnaires au détriment des salariés, de l’investissement, de la protection sociale et du bien commun ? Et si on parlait plutôt du coût du capital ?

La France est un paradis pour les actionnaires.
Comme le souligne le document « Approche de la compétitivité française » cosigné en juin 2011 par le MEDEF, l’UPA, la CGPME, la CFDT, la CFTC et la CGC, notre pays est en troisième place sur le podium des dividendes versés aux détenteurs du capital des entreprises.45jours

De nombreux indicateurs économiques montrent que les entreprises françaises souffrent d’un manque d’investissements et d’une trop forte rémunération des actionnaires. En 1981, les dividendes versés aux actionnaires représentaient 10 jours de travail par salarié dans les sociétés non financières. En 2012, elles en représentaient 45, soit 4,5 fois plus. Parallèlement, la consommation des ménages s’est quant à elle mise à décliner, faute d’emplois et de salaires corrects. Mais au-delà de ce constat, la Cgt dénonce une autre réalité : actuellement, le modèle économique que véhiculent les gouvernements et le patronat européens a pour but de réduire ce qu’ils appellent le « coût du travail ».

Derrière ce travail, il y a nos salaires directs ou nos salaires socialisés, c’est à dire le financement de nos systèmes solidaires de protection sociale.

Accorder une place nouvelle au travail

Les salaires font du sur place, avec une augmentation de 0,2% en euros constants en 8 ans. Ces chiffres de l’INSEE viennent confirmer l’analyse de la Cgt. 
Il s’agit là du plus mauvais résultat depuis 2004. Loin de relancer la croissance et l’emploi, la politique de baisse des salaires, de précarité, a contribué à baisser le pouvoir d’achat, la consommation et la croissance et donc à baisser la demande interne et détruire massivement des emplois. Il est urgent d’arrêter l’accompagnement de la spéculation et de privilégier le travail. → Télécharger le communiqué de la Cgt

Plus que jamais, il faut accorder une place nouvelle au travail, à l’environnement, aux biens publics et aux activités productives. Cela passe par une augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux, afin de relancer l’économie, l’emploi et financer nos retraites et la Sécurité sociale. Ne l’oublions pas : les créateurs de richesses, c’est nous ! La Cgt réaffirme la nécessité d’une décision politique pour la revalorisation significative du Smic et des salaires, dans le privé comme dans la fonction publique.

Lancement d’une grande campagne intitulée : « Repartir autrement, c’est capital ! »

Pour toutes ces raisons et parce que les créateurs de richesses c’est nous, la Cgt lance un grand débat national sur le coût du capital, véritable cause des tragédies économiques, sociales et environnementales qui accentuent la fracture sociale et profitent aux spéculateurs.

La revalorisation des salaires est indispensable pour :
- répartir plus justement les gains de productivité et favoriser la croissance de l’emploi,
- maintenir et faire progresser le pouvoir d’achat,
- atteindre l’égalité entre les femmes et les hommes,
- rémunérer les qualifications,
- relancer l’économie.

La Cgt propose :
- la revalorisation immédiate du Smic à 1 700 euros bruts,
- la fin du gel de l’indice des fonctionnaires,
- la résorption des inégalités femmes/hommes,
- l’ouverture immédiate de négociations dans les entreprises et les branches.

La première offensive de cette campagne intitulée  « Répartir autrement, c’est capital ! » porte sur les salaires. salaires. De nombreux économistes reconnaissent désormais que l’austérité empêche la croissance et provoque la récession. Le mode de croissance financière et libérale qui s’est imposé depuis trente ans nous a précipité dans cette crise. C’est bien ce modèle économique qui privilégie la rémunération des actionnaires au détriment des salaires, de l’investissement, de la protection sociale et du bien commun qu’il faut mettre en cause. Alors que le patronat et, hélas, le gouvernement mettent en avant le « coût du travail » comme frein à la compétitivité, la CGT estime que la revalorisation des salaires est indispensable et urgente.

Matériel militant

- Tract 4 pages de la Cgt → Télécharger
- Affiche → Télécharger
- Hors série de la Nouvelle Vie Ouvrière « Ce que nous coûte le Capital » (décembre 2013) → Cliquer ici

Le travail est une richesse et la question qui nous est posée aujourd’hui est celle de la répartition de cette richesse. Cette campagne va donc permettre à la Cgt de donner durant plusieurs semaines des éléments de compréhension, d’analyse, mais aussi d’action pour que les  syndicats et militants mènent cet affrontement avec le MEDEF et le gouvernement, afin que les revendications de la Cgt puissent aboutir.

Pour aller plus loin

Revaloriser les salaires pour répartir plus justement les gains de productivité et favoriser la croissance
Revaloriser les salaires pour  maintenir et faire progresser le pouvoir d’achat
Revaloriser les salaires pour l’égalité entre les femmes et les hommes
Revaloriser les salaires pour rémunérer nos qualifications
Fiches des repères revendicatifs de la Cgt sur les salaires

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