En 24 heures, les salariés d’Edac obtiennent gain de cause

Remontés. C’est l’état d’esprit dans lequel étaient les salariés de l’entreprise Edac, lundi 24 juin lorsqu’ils ont découvert des propositions salariales de la direction, dans le cadre des NAO*. C’était il y a quelques jours seulement et pourtant leur action fait encore parler d’elle. Et pour cause… Au regard du carnet de commandes particulièrement garni de l’entreprise niortaise et compte-tenu des 600.000 € de dividendes versées à l’actionnaire principal du groupe, l’augmentation de 1,5% des salaires et une petite prime au mérite n’ont pas été très bien accueillies par les salariés.

Ils étaient une vingtaine de salariés et représentants syndicaux à s'être rassemblés devant les locaux de l'entreprise niortaise Edac, lundi 24 juin, dans l'après midi.

Ils étaient une vingtaine de salariés et représentants syndicaux à s’être rassemblés devant les locaux de l’entreprise niortaise Edac, lundi 24 juin, dans l’après midi.

Décidés à faire entendre leur voix, ils ont choisi avec leur syndicat Cgt d’arrêter tous ensemble de travailler en exigeant une augmentation salariale de 4% et refusant toutes primes aléatoires. « Ces primes n’ont qu’un seul objectif : mettre en concurrence les salariés pour mieux les diviser« , nous explique Claude Gazeau, responsable de la communication à l’Union Départementale Cgt des Deux-Sèvres.

Après une journée de grève (de 14 heures 30 le lundi 24 juin à 13 heures, le mardi 25 juin), suivie très massivement par les équipes de jour comme de nuit,  la direction est finalement revenue sur ses propositions et double l’augmentation salariale initiale pour passer de 1,5 à 3 %. Cette proposition n’étant toujours jugée pas suffisante aux yeux des grévistes, ils n’ont pas hésité à poursuivre quelques heures leur mouvement et cette détermination a tout bonnement amené la direction à proposer – en plus de l’augmentation de salaire – l’augmentation de la prime de Noel qui passe désormais de 300 à 400€. Une initiative courageuse, qui en seulement 24 heures « a permis d’inverser le rapport de force », comme nous explique un syndicaliste présent ce jour-là.

*NAO : Négociation Annuelle Obligatoire

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