La session du CESER s’est déroulée du 10 au 22 juin 2015.

Cette session était plutôt chargée avec 15 rapports dont 10 communs aux 3 régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes. Cette nouveauté, qui devrait durer jusqu’à la fusion effective des régions pose réellement problème puisque ces rapports sont construits à partir du « plus petit commun dénominateur » et ne peuvent donc constituer une ou des politiques régionales.

La CGT est intervenue pour dire qu’elle ne pouvait partager des avis qui portaient sur une addition de rapports, chacun étant proposé par une région différente. Le groupe CGT s’est exprimé contre plusieurs de ces rapports qui visaient à financer des entreprises sans contreparties ni évaluation postérieure en termes d’emplois (Lire la déclaration CGT).

Des 5 rapports restants concernant Poitou-Charentes, l’avis du CESER sur le bilan du contrat de plan état-région (CPER) 2007-2014 était particulièrement critique sur le taux d’exécution des politiques prévues. En effet, 20% des crédits n’ont pas été engagés dans la période alors que ceux-ci portaient sur l’enseignement supérieur, la recherche et les transports. C’est ce qui a fait réagir le 1er Vice-Président du conseil régional pendant la séance en disant qu’il ne fallait pas voir le verre à moitié vide puisque si 20% des crédits n’avaient pas été engagés, cela signifiait quand même que 80% l’avaient été…

↓ En synthèse

La préparation de la fusion des 3 régions continue, et chaque étape démontre les effets de décisions prises par le gouvernement, dans l’urgence, sans vision politique et sans la moindre prévision des conséquences engendrées pour les territoires, les populations, les salariés. Le rapport du CESER sur la fusion des régions (lire le rapport) voté le 10 Juin lors de l’ouverture de cette session est intéressant à plus d’un titre :

• Il considère que les politiques publiques doivent être déterminées à partir de la notion de bien-être des habitants et non au service des entreprise.

• Il propose un certain nombre de préconisations pour des bénéfices attendus pour les habitants, les territoires et la vie démocratique.

Est-ce que les élus s’inspireront de ces préconisations et en tiendront compte pour la définition des politiques de la future région ? Rien n’est moins sûr.

Lire l’avis du CESER